http://www.lexpress.fr/idees/debats/dossier/editobarbier/dossier.asp
Voir l'édito vidéo de Christophe Barbier Sarkozy, pas drôle!
Et l'article où il partique le tu et à toi à A. MERCKEL
Décidément, ça continue....
© Reuters
jeudi 1 mai 2008, mis à jour à 14:57
Nicolas Sarkozy fait l'éloge d'Angela Merkel
Reuters"Après des mois de relations en dents de scie, Nicolas Sarkozy a multiplié les oeillades en direction d'Angela Merkel lors de la remise du Prix Charlemagne à la chancelière allemande pour son engagement européen.
Chargé de prononcer l'éloge de la dirigeante allemande, distinguée pour son travail en faveur du nouveau traité de l'Union, le président français a démenti tout froid - diplomatique ou personnel - avec son homologue, faisant parfois s'esclaffer le public de l'Hôtel de ville d'Aix-la-Chapelle.
La version écrite de son allocution évoquait, entre autres, la future Union pour la Méditerranée, principale source de tension entre Paris et Berlin pendant l'hiver, mais il n'en a pas dit un mot, se cantonnant à un registre très personnel, au risque d'en faire un peu trop.
"La presse parle beaucoup de notre couple", a-t-il remarqué en se tournant vers l'époux d'Angela Merkel, Joachim Sauer, qu'il a appelé "M. Merkel", le nom du premier mari de la chancelière dont elle a divorcé.
"Je voudrais lui dire de ne pas croire ce qu'écrivent les journaux. J'aime Angela Merkel beaucoup plus que ce qu'ils disent", a-t-il assuré.
"En douze mois (...) nous nous sommes vus douze fois et compte tenu de son emploi du temps, je suis prêt - M. Merkel - à comparer nos agendas. Angela et moi nous formons un couple harmonieux!", a-t-il insisté.
A l'orée d'un mois de mai revendicatif en France - des lycéens aux syndicats en lutte contre la réforme des retraites - Nicolas Sarkozy a vanté la "culture du consensus" issue du fédéralisme allemand. C'est "une réalité et surtout une force plus vivante en Allemagne qu'elle ne l'est en France", a-t-il reconnu.
Sur la scène européenne, Paris et Berlin ne peuvent "pas se disputer comme les autres. Quand on se dispute, c'est pour trouver une solution", a fait valoir Nicolas Sarkozy qui n'a pas hésité à rappeler son rôle dans l'adoption du nouveau traité.
A Bruxelles, avec Angela Merkel, "on se retrouvait très tard dans la nuit et on cherchait des solutions", a-t-il rappelé s'obstinant à parler du "traité simplifié" pendant vingt minutes quand l'exécutif européen préfère la dénomination "Traité de Lisbonne".
"TES SI GENTILLES PAROLES"
"L'autorité, la détermination, la volonté, l'engagement européen d'Angela Merkel a permis l'adoption de ce traité simplifié", a-t-il assuré devant les principaux dirigeants de l'Union assis sous les ogives de la "Salle du couronnement".
"Nicolas, je te remercie de tout coeur de tes si gentilles paroles", a répondu la chancelière, troquant le "vous" de son discours écrit pour le tutoiement.
"Le traité n'a pas résolu la crise entre l'Europe et les Européens" à qui il faut redonner l'envie de construire un destin commun, a cependant estimé Nicolas Sarkozy.
"L'Europe est une idée trop forte, trop belle et trop juste pour être l'idée des élites, de ceux qui savent, de ceux qui réussissent (...) L'Europe est une idée juste, elle doit être partagée par les peuples européens", a-t-il insisté."
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L'Express