MoDem : Vote et foire d'empoigne
Extraits :
"Ce mercredi, le Modem tenait son premier conseil national, destiné à mettre le parti en "ordre de marche". Au programme: l'adoption d'un règlement intérieur. Si François Bayrou s'est félicité du vote du texte à la quasi-unanimité, l'ambiance s'est ensuite clairement détériorée. Un opposant à Bayrou a dénoncé une "mascarade", une algarade s'en est suivie et les noms d'oiseaux ont volé.
Pour François Bayrou, ce rendez-vous était capital. Il allait permettre de mettre "en ordre de marche" son parti né officiellement il y a cinq mois. Le conseil national s'est retrouvé au siège du Modem, rue de l'Université à Paris, pour adopter le règlement intérieur du parti. Réunis depuis 9h30, la centaine de membres de l'instance étaient toujours, cinq heures plus tard, à amender le texte proposé par François Bayrou, dans la touffeur de la salle et un certain brouhaha. A la tribune, le leader centriste joue les maîtres d'école pour faire avancer les débats: "Les enfants s'il vous plaît, du calme. Je mets cet amendement aux voix". Illico, une autre participante propose un nouvel amendement sur les commissions du parti. "Je suis lâché là", maugrée un membre. Interdit, le leader rétorque: "Les journalistes m'attendent, je vous laisse continuer". Le mode participatif à ses impondérables...
"Tu te conduis comme un salopard à l'égard de ce parti"
D'autres éclats de voix se font entendre au centre de la cour. "C'est une mascarade. Je ne cautionne pas ce texte", clame un homme très fort, devant les caméras de télévision, tout à côté de François Bayrou, interviewé par d'autres. Le leader du Modem tente de faire bonne figure puis lâche: "c'est grotesque", avant de s'éloigner. Bernard Le Hideux, député européen, tombe à bras raccourcis sur "l'intrus", Farid Taha, en bisbille avec le leader centriste. "Tu es ridicule. Tu es un clown qui vient faire ton cirque devant les caméras alors que tu n'étais même pas là pour le vote. Tu es tout seul contre 300". Le conseiller national s'écarte. Un autre membre du Modem le prend à parti dans un coin, furieux de voir porter une querelle interne sur la place publique: "Tu te conduis comme un salopard, un salopard à l'égard de ce parti"
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Politique
"Ce mercredi, le Modem tenait son premier conseil national, destiné à mettre le parti en "ordre de marche". Au programme: l'adoption d'un règlement intérieur. Si François Bayrou s'est félicité du vote du texte à la quasi-unanimité, l'ambiance s'est ensuite clairement détériorée. Un opposant à Bayrou a dénoncé une "mascarade", une algarade s'en est suivie et les noms d'oiseaux ont volé.
Pour François Bayrou, ce rendez-vous était capital. Il allait permettre de mettre "en ordre de marche" son parti né officiellement il y a cinq mois. Le conseil national s'est retrouvé au siège du Modem, rue de l'Université à Paris, pour adopter le règlement intérieur du parti. Réunis depuis 9h30, la centaine de membres de l'instance étaient toujours, cinq heures plus tard, à amender le texte proposé par François Bayrou, dans la touffeur de la salle et un certain brouhaha. A la tribune, le leader centriste joue les maîtres d'école pour faire avancer les débats: "Les enfants s'il vous plaît, du calme. Je mets cet amendement aux voix". Illico, une autre participante propose un nouvel amendement sur les commissions du parti. "Je suis lâché là", maugrée un membre. Interdit, le leader rétorque: "Les journalistes m'attendent, je vous laisse continuer". Le mode participatif à ses impondérables...
"Tu te conduis comme un salopard à l'égard de ce parti"
D'autres éclats de voix se font entendre au centre de la cour. "C'est une mascarade. Je ne cautionne pas ce texte", clame un homme très fort, devant les caméras de télévision, tout à côté de François Bayrou, interviewé par d'autres. Le leader du Modem tente de faire bonne figure puis lâche: "c'est grotesque", avant de s'éloigner. Bernard Le Hideux, député européen, tombe à bras raccourcis sur "l'intrus", Farid Taha, en bisbille avec le leader centriste. "Tu es ridicule. Tu es un clown qui vient faire ton cirque devant les caméras alors que tu n'étais même pas là pour le vote. Tu es tout seul contre 300". Le conseiller national s'écarte. Un autre membre du Modem le prend à parti dans un coin, furieux de voir porter une querelle interne sur la place publique: "Tu te conduis comme un salopard, un salopard à l'égard de ce parti"
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