"Sarkozy conduit. La place du mort, c'est pour Fillon"
Où l'on comprend bien que N. SARKOZY se dit seul capable de bien faire les choses. Grave, tout de même...
Remarquez, nous n'avions jamais au un gouvernement avec autant de "bras cassés" avec, à sa tête, Sarko-i-robot...
"Sarkozy : «Il faut tout faire soi-même»…
Par Nicolas Domenach. Si si, Sarkozy a changé : il est passé de l'hyperprésident à Sarkoman le super héros qui fait tout, ne délègue rien, pilote à fond. Et devinez qui occupe la place du mort?
C'est Nicolas Sarkozy en personne qui a corrigé l'incorrigible secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, coupable d'avoir gaffé, hier, en prétendant qu'il fallait supprimer la durée légale du travail, alors que le président veut l'assouplir par une loi à venir. C'est Nicolas Sarkozy lui-même qui a procédé, hier encore, aux ultimes arbitrages concernant la réforme constitutionnelle, notamment l'introduction de la règle d'or qui vise à empêcher le déficit budgétaire et à obtenir de vote des élus du Nouveau Centre, très à cheval là-dessus. C'est Nicolas Sarkozy encore, qui a décidé que le petit-déjeuner hebdomadaire des dirigeants de la majorité, se tiendrait à l'Elysée. C'est Nicolas Sarkozy toujours, qui va tenir, au Palais, une réunion hebdomadaire des ministres politiques sarkozystes, Hortefeux, Bertrand, Wauquiez, Woerth, Morano, dont Fillon ne fait pas partie. La main de fer élyséenne est moins que jamais de velours…
Notre héros a changé certes, mais en pire ou en meilleur ? C'est comme on voudra. C'est-à-dire en s'impliquant toujours plus et à tous les niveaux. Super-Sarko, c'est Super Héros, Batman, Superman, Spiderman, Iron Man à la fois. Sarkoman joue désormais tous les rôles de sauveur de la patrie.
Le président de la République ne se cache pas d'ailleurs de cette prétention maximaliste. Quand on le rencontre, il se met en avant sans vergogne. Il revendique cette hyperactivité que les bévues des uns, les gaffes des autres et les difficultés économiques rendraient plus que jamais nécessaire. « Je n'ai pas été élu, répète-t-il, pour faire arbitre, mais pour marquer des buts », pour attaquer d'abord, mais pour défendre aussi, pour jouer à tous les postes. Et pour sélectionner. Et pour entraîner. Et pour faire les commentaires. La présidence arbitrale, la présidence fainéante, avec le quinquennat, ce serait fini. L'Histoire de France s'accélèrerait à « donf ».
Des institutions à la communication moderne, le chef de l'Etat est obligé de se démultiplier, d'être sur tous les fronts politicio-médiatiques, sur tous les écrans. Si on ne les occupe pas, ils s'occupent de vous à votre détriment. "
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Sarkozy : «Il faut tout faire soi-même»… Nicolas Domenach
Notre héros a changé certes, mais en pire ou en meilleur ? C'est comme on voudra. C'est-à-dire en s'impliquant toujours plus et à tous les niveaux. Super-Sarko, c'est Super Héros, Batman, Superman, Spiderman, Iron Man à la fois. Sarkoman joue désormais tous les rôles de sauveur de la patrie.
Le président de la République ne se cache pas d'ailleurs de cette prétention maximaliste. Quand on le rencontre, il se met en avant sans vergogne. Il revendique cette hyperactivité que les bévues des uns, les gaffes des autres et les difficultés économiques rendraient plus que jamais nécessaire. « Je n'ai pas été élu, répète-t-il, pour faire arbitre, mais pour marquer des buts », pour attaquer d'abord, mais pour défendre aussi, pour jouer à tous les postes. Et pour sélectionner. Et pour entraîner. Et pour faire les commentaires. La présidence arbitrale, la présidence fainéante, avec le quinquennat, ce serait fini. L'Histoire de France s'accélèrerait à « donf ».
Des institutions à la communication moderne, le chef de l'Etat est obligé de se démultiplier, d'être sur tous les fronts politicio-médiatiques, sur tous les écrans. Si on ne les occupe pas, ils s'occupent de vous à votre détriment. "
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