|
|
| HAWA BLOG : Libre expression |
|
|
| Le "Chant des Partisans", un... - 18/05/2008 à 17:15 |
Le "Chant des Partisans", un avertissement au gouvernement Sur une idée de Aka75 (site web), les Français devraient se réapproprier ce chant pour résister à l'"envahisseur" et son gouvernement. Le fait même de chanter "Ce chant des Partisans", serait une manière non-violente de se faire entendre et de rassembler d'autres résistants. Le Chef de l'Etat, a fait une annonce de trop, celle sur un chômeur (voir ici N. Sarkozy fait faire des heures sup', le samedi et ici Un chômeur est indemnisé en fonction de ses précédentes côtisations)
Paroles: Maurice Druon, Joseph Kessel. Musique: Anna Marly 1943 © Editions Breton note: Textes original en russe d'Anna Marly, puis adapté en français.
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ? Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme. Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes. Montez de la mine, descendez des collines, camarades ! Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades. Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite ! Ohé, saboteur, attention à ton fardeau: dynamite... C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères. La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère. Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves. Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève... Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe. Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place. Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes. Sifflez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute... Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ? Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme. Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.
http://www.paroles.net/chanson/12691.1 |
| Voir les commentaires (0) | Ajouter un commentaire |
| Un rappel au et du bon sens - 18/05/2008 à 17:14 |
Un rappel au et du bon sens Après l'Appel à la désobéissance civile, un rappel du Bon sens "Rester en contact avec ce qui est L’appel au bon sens a sa justification face à l’attitude du raisonneur qui reporte indéfiniment l’action par les discours. L’homme de bon sens a certes pris le parti de la prudence, mais il a aussi choisi l’action et non son commentaire indéfini ou sa seule interprétation. C’est un reproche que nous adressons souvent aux hommes politiques, que de se montrer trop raisonneurs et pas assez raisonnables. 1) Cependant, il y a un point essentiel sur lequel nous devons insister. Il y a dans le bon sens une forme d’auto-référence du jugement et un sens de l’observation qui méritent d’être soulignés. L’homme de bon sens juge par lui-même et fonde ce qu’il sait sur ce qu’il voit. Ce n’est pas là une attitude qu’il faudrait renier. Par contre, il est tout à fait étrange qu’une personne soit douée d’un bon sens à toute épreuve dans un domaine, celui de son travail, mais en soit par ailleurs dépourvue, quand il s’agit d’aborder des questions pratiques touchant par exemple au droit, à la morale, la religion, l’éducation ou même la santé. On peut être très pragmatique dans les affaires et par contre particulièrement simplet, crédule et inconséquent dans la conduite de la vie, en matière de religion ou de prescription morale. Pourquoi ne savons-nous pas mettre en accord ce que nous observons et nos décisions ? C’est pourtant de bon sens. Gustave Le Bon disait que « beaucoup d'hommes sont doués de raison, très peu de bon sens » ! Si j’observe qu’une chose produit des effets qui ne sont pas souhaitables, qui sont dommageables et vont à l’encontre de ce que nous pouvons consciemment rechercher de meilleur, il est de bon sens de refuser mon adhésion à son maintien. – Quel que soit par ailleurs le discours de justification que l’on prétend me servir pour me prouver le contraire -. Ce qui reviendrait à vouloir m’abuser. Il n’est pas un seul domaine pratique dans lequel nous devions retrancher l’attitude du bon sens. Quand je suis confronté à un danger physique, j’ai un sursaut et je fais un pas en arrière. Si la maison brûle, ce n’est pas le moment de tergiverser, il faut agir tout de suite. Ce qui est une attitude tout à fait saine. Or, curieusement, nous n’avons pas du tout la même réaction quand il s’agit d’un danger moral, d’une menace psychologique, d’une calamité sociale, d’un danger qui touche à l’environnement. (Quant à la souffrance de l’âme, n’en parlons pas, nous n’en n’avons que faire). Dans notre société actuelle, il faut faire un tapage d’enfer pour soulever les problèmes que nous n’avons même plus le bon sens de reconnaître immédiatement. Alors que les faits sont là et qu’ils crèvent les yeux. Il y a quelque chose de névrotique dans cette étrange inconscience, cette cécité, cette complaisance, cette dissimulation et ce déni des faits. Tenter, par le discours, de se donner bonne conscience en dissimulant les faits, en cherchant à cacher, à dénier l’importance de ce que l’on a là, sous les yeux, c’est maintenir l’illusion. 2) Dans Le Rire, Bergson fait quelques remarques très pertinentes sur le mécanisme de l’illusion en étroite corrélation avec le bon sens. Il prend l’exemple de Don Quichotte. « Je suppose qu'un jour, vous promenant à la campagne, vous aperceviez au sommet d'une colline quelque chose qui ressemble vaguement à un grand corps immobile avec des bras qui tournent. Vous ne savez pas encore ce que c'est, mais vous cherchez parmi vos idées, c'est-à-dire ici parmi les souvenirs dont votre mémoire dispose, le souvenir qui s'encadrera le mieux dans ce que vous apercevez. Presque aussitôt, l'image d'un moulin à vent vous revient à l'esprit : c'est un moulin à vent que vous avez devant vous ». Il se peut qu’auparavant, nous ayons lu un conte de fées avec des géants aux grands bras. Cependant, il est de bon sens de ne pas surimposer la représentation du conte de fées et de ne convoquer que ce qui est de l’ordre d’une observation juste. Donc ici se souvenir de ce qui est utile, mais aussi oublier ce qui ne s’accorde pas avec les faits. Donc se libérer du connu pour rester en contact avec ce qui est. « Le bon sens consiste à savoir se souvenir, je le veux bien, mais encore et surtout à savoir oublier. Le bon sens est l'effort d'un esprit qui s'adapte et se réadapte sans cesse, changeant d'idée quand il change d'objet. C'est une mobilité de l'intelligence qui se règle exactement sur la mobilité des choses. C'est la continuité mouvante de notre attention à la vie». Que se passe-t-il dans l’esprit de Don Quichotte ? Il voit dans la forme vague devant lui ce qu’il désire voir. Il surimpose à la forme perçue une image qui n’est qu’une construction mentale de la pensée. « Voici maintenant Don Quichotte qui part en guerre. Il a lu dans ses romans que le chevalier rencontre des géants ennemis sur son chemin. Donc, il lui faut un géant. L'idée de géant est un souvenir privilégié qui s'est installé dans son esprit, qui y reste à l'affût, qui guette, immobile, l'occasion de se précipiter dehors et de s'incarner dans une chose. Ce souvenir veut se matérialiser, et dès lors le premier objet venu, n'eût-il avec la forme d'un géant qu'une ressemblance lointaine, recevra de lui la forme d'un géant. Don Quichotte verra donc des géants là où nous voyons des moulins à vent». Don Quichotte perd tout bon sens parce qu’il n’a pas su se libérer de ses constructions mentales et adapter immédiatement son attention à l’observation. Son esprit suit une suggestion et littéralement hallucine une pensée. Ce qui produit une situation où l’esprit est submergé par une illusion. Dans l’illusion se produit un retournement du bon sens. Le bon sens voudrait que nous ayons une promptitude à observer qui devance la propension à penser.
Dans les termes de Bergson cette inversion« consiste à prétendre modeler les choses sur une idée qu'on a, et non pas ses idées sur les choses. Elle consiste à voir devant soi ce à quoi l'on pense, au lieu de penser à ce qu'on voit. Le bon sens veut qu'on laisse tous ses souvenirs dans le rang ; le souvenir approprié répondra alors chaque fois à l'appel de la situation présente et ne servira qu'à l'interpréter. Chez Don Quichotte, au contraire, il y a un groupe de souvenirs qui commande aux autres et qui domine le personnage lui-même : c'est donc la réalité qui devra fléchir cette fois devant l'imagination et ne plus servir qu'à lui donner un corps. Une fois l'illusion formée, Don Quichotte la développe d'ailleurs raisonnablement dans toutes ses conséquences; il s'y meut avec la sûreté et la précision du somnambule qui joue son rêve». Le développement des constructions mentales de l’illusion est ce qui donne sa cohérence à l’attitude de celui qui s’y trouve immergé. Il s’est produit un décalage entre l’esprit et ce qui est. L’esprit est dans son fantasme et tout ce qu’il fera sous l’empire de son fantasme manquera de bon sens. C’est une existence peut être dans la conscience de veille, mais c’est une existence de somnambule. Il lui manque le sens du voir. La lucidité. Nous sommes tous des Don Quichotte quand nous sommes en proie à des illusions et que nous cherchons par-dessus tout à faire plier la réalité à nos désirs. Que ces illusions soient individuelles ou qu’elles soient collectives. Le résultat est le même. Il se solde par une perte de tout bon sens. 3) Gardons donc les yeux ouverts et ne perdons jamais notre sens de l’observation. Même s’il en coûte de l’impertinence et un crime de lèse-majesté contre la bienséance. Comme le souligne Marc de Smedt dans Eloge du bon sens, le bon sens est la première porte vers la sagesse. A une époque où un prêt à penser est distribuer quotidiennement par la télévision, comme le coca au distributeur ; à une époque où le fanatisme prend une ampleur inégalée, il est urgent de revenir au sens de l’observation pour s’orienter dans le labyrinthe des idées reçues. Le bon sens est très modeste. Pas glorieux. Simple. Il n’a pas l’altitude de la science, ni l’envergure de la spéculation pure. Il n’est pas une connaissance, il demande seulement de regarder les faits, droit dans les yeux. Ce n’est pas une raison pour mépriser son souci d’adaptation et de se moquer de l’homme qu’il représente. Alain écrit dans les Propos sur le bonheur : « le bon sens veut que chacun s'adapte aux conditions réelles de la vie en société et il n'est point juste de condamner l'homme moyen ; c'est folie de misanthrope ». Un esprit dépourvu de tout bon sens pourrait-il encore être intelligent ? Non dans le sens de la grandeur de l’intelligence en accord avec ce qui est. Dans le sens de la lucidité. Mais oui dans un sens très précis et assez inquiétant. Un esprit dépourvu de bon sens pourrait être un esprit calculateur redoutable, il pourrait être aussi être un raisonneur terriblement efficace… mais dépourvu du sens du réel. Je crains que dans l’univers technocratique dans lequel nous vivons, il n’y ait plus de place que pour cette forme d’intelligence. Demandez autour de vous ce que veut dire « intelligent ». La plupart des gens vous répondront en terme d’efficacité technique (l’exemple du surdoué en calcul, le problème de mathématiques vite résolu, le quotient intellectuel, l’auteur d’une théorie incompréhensible au commun des mortels, mais très à la mode etc.) C’est le revers de la mentalité postmoderne. Notre éducation ne sait développer que l’intelligence abstraite. Elle fait peu de cas du bon sens et ne propose pratiquement rien pour apprendre à chacun à observer directement. Elle se complaît dans la théorie et néglige le rapport direct avec ce qui est. Ce serait gâter l’esprit que de contribuer à mettre à mal le bon sens. Mais c’est pourtant ce que nous faisons. Nous n’avons pas encore trouvé le moyen dans notre système éducatif de laisser toute sa place au sens de l’observation. Nous ne savons même pas faire un usage concret de notre savoir. Notre science demeure coupée de la vie.
L’essentiel réside dans l’exercice constant de la lucidité. Il faut très peu de choses pour que nous soyons emportés par un flot de réactions émotionnelles et pour troubler la clarté de la conscience. La compréhension du jeu des émotions et du mental éclaire et permet de flotter avec nos émotions tout en gardant une clarté de l’intelligence. Pour citer Marc de Smedt dans Eloge du bon sens : « il suffit de la fixation d’une émotion ou d’un ressenti à l’état de pensée qui tourne en rond, et voilà le champ de notre conscience envahi. Réanimer cette lucidité, l’éveiller, la faire sortir de cette stupeur (ou de ce tourbillon) qui annihile toute perception annexe, est ne fait notre travail essentiel en ce monde ».
Le drame de notre époque, c’est de creuser un fossé entre le savoir et la vie. La connaissance devrait être au service de la vie, c'est-à-dire au service de la sagesse. La sagesse ne saurait exister sans connaissance. Le bon sens assume un rôle, celui du passeur qui permet de faire les premiers pas vers une intégration de la connaissance. Une raison pratique, mais qui demeure sans raison théorique. Entre le domaine du savoir où les polémiques font rage, où les théories ne sont jamais définitivement établies, et le champ de l’action où il faut bien prendre des décisions, même sans assurance complète, il y a un espace vide. Que l’on remplit grâce au bon sens.
Admettons avec Descartes que le bon sens est la chose du monde la mieux partagée. Mais la stupidité aussi. Il faut s’avoir s’éveiller de la stupeur de la stupidité, ce qui nécessite un solide sens critique contre le sens commun et son bagage de préjugés. Contre l’esprit raisonneur et son aveuglement. Contre l’illusion et ses chimères. Contre l’inertie de l’esprit et son conformisme paresseux. La restauration du bon sens passe par le développement de l’observation." Philosophie et spiritualité - Raison et bon sens
> La solution du bon sens est la dernière à laquelle songent les spécialistes. [Bernard Grasset]
> L'homme puissant qui joint l'audace à l'éloquence devient un citoyen dangereux quand il manque de bon sens. [Euripide] [+] Extrait de Les bacchantes |
| Voir les commentaires (0) | Ajouter un commentaire |
| Un chômeur est indemnisé en fonction de ses... - 18/05/2008 à 00:09 |
Un chômeur est indemnisé en fonction de ses précédentes cotisations (barème joint) Pour faire suite à cet article : N. Sarkozy fait faire des heures sup', le samedi Extraits : "Dans son discours sur la politique de l'emploi, le président reprend l'exemple du plaquiste entendu une demi-heure avant. « Est-il normal, dans un secteur en tension comme le bâtiment, qu'un citoyen français puisse refuser 67 fois des offres en un an, sans aucune sanction ? Il vit avec des indemnisations issues de vos cotisations. »" Rappel :
Salariés âgés de - de 50 ans | | | Régime antérieur | | Régime en vigueur depuis le 1er janvier 2003 | | | Durée d'activité | | Indemnisation | | Durée d'activité | | Indemnisation | | | | 4 mois au cours des 18 derniers mois | | 4 mois | | | | | | 6 mois d'activité au cours des 12 derniers mois | | 7 mois | | 6 mois d'activité au cours des 22 derniers mois | | 7 mois | | | | 8 mois au cours des 12 derniers mois | | 15 mois | | | | | | 14 mois d'activité au cours des 24 derniers mois | | 30 mois | | 14 mois au cours des 24 derniers mois | | 23 mois | | |
Salariés âgés de + 50 ans | | | Régime antérieur | | Régime en vigueur depuis le 1er janvier 2003 | | | Durée d'activité | | Indemnisation | | Durée d'activité | | Indemnisation | | | | 4 mois au cours des 18 derniers mois | | 4 mois | | | | | | 6 mois d'activité au cours des 12 derniers mois | | 7 mois | | 6 mois d'activité au cours des 22 derniers mois | | 7 mois | | | | 8 mois au cours des 12 derniers mois | | 21 mois | | | | | | 14 mois d'activité au cours des 24 derniers mois | | 45 mois | | 14 mois au cours des 24 derniers mois | | 23 mois | | | | 27 mois au cours des 36 derniers mois | | 60 mois | | 27 mois au cours des 36 derniers mois | | 36 mois | | |
Salariés âgés de 57 ans et plus (*) | | | Régime antérieur | | Régime en vigueur depuis le 1er janvier 2003 | | | Durée d'activité | | Indemnisation | | Durée d'activité | | Indemnisation | | | | 4 mois au cours des 18 derniers mois | | 4 mois | | | | | | 6 mois d'activité au cours des 12 derniers mois | | 7 mois | | | | | | 8 mois au cours des 12 derniers mois | | 21 mois | | | | | | 14 mois d'activité au cours des 24 derniers mois | | 45 mois | | | | | | 27 mois au cours des 36 derniers mois | | 60 mois | | 27 mois au cours des 36 derniers mois | | 42 mois | | |
(*) justifiant de 100 trimestres validés par l'assurance vieillesse http://www.avis-droit-social.net/indemnisation_chomage.php |
| Voir les commentaires (0) | Ajouter un commentaire |
| Pourquoi refuser la Base Elèves ? - 18/05/2008 à 00:07 |
Pourquoi refuser la Base Elèves ? Je rappelle ces deux articles : Scandale contre un nouveau fichier dans les écoles de pau et Attention : fichage à l'écoleLe lien envoyé par Naradamuni apporte des réponses sur ce sujet des plus délicats :
« Motion FCPE du 12 mai 2008: :La Fcpe demande l’“arrêt de la mise en oeuvre de base élèves” Réponse à l’IA de l’Isère: “Pourquoi refuser le fichier Base élèves ?” Publié par baseeleves38 sur mai 15, 2008
Pourquoi refuser le fichier Base élèves ? La lettre de l’Inspecteur d’Académie distribuée dans les écoles constitue la première information des parents sur le fichier Base Élèves depuis son introduction, en 2005. Malheureusement, on ne peut que déplorer la présence de nombreux oublis importants ou erreurs. Il s’agit pour l’Inspecteur d’Académie de « rassurer » les parents d’élèves alors que, dans le même temps, il incite les directeurs d’école à passer outre le refus des parents à voir leur enfant figurer dans Base Élèves, et qu’il n’hésite pas à recourir à des menaces de sanctions et de retraits de salaire à l’encontre des directeurs réticents. Car en Isère et ailleurs en France, des enseignants, des parents, de citoyens, des élus, des organisations représentatives, des associations comme la Ligue des Droits de l’Homme refusent Base Élèves. Au nom de la confiance que nous souhaitons tous pouvoir continuer à accorder à l’École, nous avons jugé cette mise au point indispensable. Jusque là, seules 8 informations étaient conservées dans l’école. Par respect pour l’enfant et sa famille, peu d’informations étaient inscrites dans le dossier scolaire, pourtant propriété de la famille. Elles le sont dans Base élèves, fichier appartenant à l’État. Avec Base élèves plus de 60 informations nominatives - état civil, informations sur la famille, compétences, mais aussi suivis pour difficultés scolaires ou handicap, etc. - sont enregistrées pour chaque enfant dès l’âge de 3 ans, sont partagées, centralisées, et conservées 15 ans. Ce que la lettre de l’Inspecteur ne dit pas: - Toutes les données nominatives concernant un enfant sont accessibles à l’Inspecteur de circonscription et à l’Inspecteur d’académie (à l’exception du périscolaire), et en grande partie, aux différentes écoles fréquentées par l’élève ainsi que, par la suite, au collège.
- Les données sont conservées « pendant toute la durée de la scolarité […] soit au maximun 15 ans ». (déclaration du Ministère de l’Éducation Nationale à la CNIL).
- En réponse aux parents qui tentent de refuser que les informations relatives à leur enfant soient entrées dans Base élèves en ne remplissant pas la fiche de renseignements, l’Inspecteur d’académie de Grenoble recommande, dans une lettre du 14 avril adressée à ses directeurs d’école, d’entrer les données dont ils disposent et de recourir au système de la « moulinette » c’est-à-dire d’importer les données depuis leur logiciel interne, ce qui est irrégulier.
- Les données concernant les élèves de 70 % des écoles françaises circulent sur internet et ne sont toujours pas sécurisées. Les protections d’accès, demandées depuis longtemps par la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL), ne sont toujours pas effectives. En juin 2007, le Canard Enchaîné avait déjà dénoncé la non sécurisation du fichier. Un an plus tard, soit plus de trois ans après le lancement de Base Élèves, la situation n’a pas changé. Même avec la sécurisation promise, nous ne serions pas rassurés. Les nombreux scandales révélés montrent la fragilité des systèmes informatiques : erreurs (25 % dans le fichier STIC de la police), pertes de données, piratage, « évolution » en catimini (exemple de SCONET), projets de connexions de fichiers entre eux, etc. -Il n’y a aucune garantie pour les parents concernant l’évolution de ce fichier. Le fichier évolue sans contrôle : le 22 juin 2007, la CNIL garantissait que les « notes ou évaluations de l’élève » ne figureraient dans ce fichier. Or depuis ont été rajoutés la validation des compétences (maîtrise de la langue française, mathématiques, langue vivante étrangère, possession d’une culture humaniste, compétences sociales et civiques, autonomie et esprit d’initiative) De même, d’autres données sensibles comme les PPRE (suivi pour les enfants en difficultés) et PPS, (suivi pour les enfants handicapés), ont été rajoutées. Les champs « nationalité » et « date d’entrée en France » ont été annoncés supprimés fin 2007 et ont été remplacés par « pays de naissance ». -Le fichier est centralisé : c’est un traitement informatique national. Le Ministère de l’Éducation Nationale est maître d’ouvrage du traitement. En liaison avec son entrée dans Base Élèves, chaque enfant se voit attribuer un Identifiant National Elève (INE) qui le suivra tout au long de sa scolarité, permettant par exemple d’assurer la liaison entre Base Élèves et le système Sconet au collège. -Le fichier est partageable avec une autre administration : les mairies, auxquelles l’inspecteur doit communiquer les informations relatives à l’absentéisme des élèves. Les maires ont accès à une partie des informations de Base Élèves. Par ailleurs, un décret d’application du 14 février 2008 de la loi dite « Loi relative à la prévention de la délinquance » autorise les maires à créer un fichier leur permettant de suivre l’absentéisme des enfants d’âge scolaire, les directeurs et inspecteurs d’académie devant transmettre aux maires les données concernant cet absentéisme. La notion de secret professionnel partagé a été introduite entre la police, la justice, les services sociaux, l’école (directeurs et inspecteurs), avec les maires au centre du dispositif. -Champs soumis à l’accord des familles : un simple effet d’annonce, incohérent et sans garantie Tous ces champs ont clairement un caractère médical ou psychologique. Les directeurs doivent demander l’accord des familles pour renseigner ces champs mais, par ailleurs, la déclaration à la CNIL prévoit que ces champs puissent être directement renseignés par les inspecteurs : « L’inspecteur chargé de circonscription et l’inspecteur d’académie complètent la Base Élèves dans deux domaines : - les élèves instruits hors école (famille, CNED, hôpital, établissement spécialisé), - les informations relatives à l’adaptation et à l’intégration scolaire (AIS) concernant les besoins éducatifs particuliers ou les demandes d’orientation émises. » Nous sommes opposés au fichage des enfants, pas à l’informatique ou à la modernité. Base Élèves ne répond en rien aux besoins des élèves mais au contraire peut conduire à une rupture de confiance entre les parents et les enseignants. Parce que rien ne garantit l’usage qui sera fait de Base Élèves dans le futur, parce que nous ne voulons pas que nos enfants soient enfermés dans leur passé, parce que nous nous inquiétons de la dérive sécuritaire de la société, parce qu’il s’agit d’une atteinte grave aux libertés individuelles, nous ne voulons pas que des données nominatives sortent de l’école, nous demandons le retrait de Base Élèves et la destruction des données déjà enregistrées. Base élèves est le premier maillon du fichage : il touche toutes les familles, à terme toute la population dès l’âge de 3 ans. Il est l’exemple même des fichiers qui se multiplient de façon inquiétante, sans débat public, sans débat parlementaire, conduisant à la banalisation du fichage, si nous ne réagissons pas. Nous vous invitons donc à nous rejoindre pour des courriers à l’Inspecteur d’académie, pétitions, manifestations. Des mairies, dont Grenoble, ont voté des motions d’opposition - très peu ont accepté d’utiliser ce fichier en Isère. N’hésitez pas à interpeller vos élus. Nous pensons qu’il est important que l’ensemble des parents d’élèves soit au courant du danger de ce qui se met en place. Nous vous engageons à lire des informations complémentaires sur : Les organisations de l’Isère : - CIRBE Collectif Isérois pour le Retrait de Base Elèves,
- LDH (Ligue des Droits de l’Homme),
- SNUipp-FSU,
- PAS,
- SUD Education,
- CNT Education,
- FCPE.
Le texte au format pdf: be-reponse-a-ia-2-pages-12-mai-08-definitive |
| Voir les commentaires (0) | Ajouter un commentaire |
| N. Sarkozy fait faire des heures sup', le... - 18/05/2008 à 00:03 |
N. Sarkozy fait faire des heures sup', le samedi N. Sarkozy fait faire des heures sup' aux chômeurs, à l'ANPE et à l'ASSEDIC, le samedi, jour de fermeture de ces administrations.
"Sarkozy à la rencontre des chômeurs
Le président de la République a rencontré des agents et des allocataires de l'Assedic et de l'ANPE avant de prononcer un discours sur l'emploi. DES POLICIERS à tous les coins de rue et sur les ponts, un hélicoptère qui se pose sur le terrain de la gendarmerie mobile à Melun, un cortège de véhicules aux vitres teintées qui traverse à la ville... Hier matin, la venue du président de la République, Nicolas Sarkozy, à Dammarie et à Melun n'est pas passée inaperçue. Thème de son déplacement : l'emploi.
Accompagné de la ministre des Finances, Christine Lagarde, et du secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi, Laurent Wauquiez, le président arrive vers 10 h 40 à l'agence Assedic de Melun - Dammarie, avenue du Général-Leclerc à Dammarie.
Le préfet, le directeur de l'Assedic du Sud-Est francilien et de très nombreuses personnalités l'y attendent (notamment le nouveau président de l'Unedic, Geoffroy Roux de Bézieux, PDG de Virgin Mobile France). Mais, une fois sur place, Nicolas Sarkozy entend les acclamations des employées de la Sécurité sociale, dont l'agence est située juste à côté. Le président ne résiste pas au plaisir d'aller les saluer. Les dames sont aux anges. « Je reviendrai », leur glisse-t-il, tout près du grillage. Une fois dans les murs de l'Assedic, il découvre le dispositif d'accueil proposé aux demandeurs d'emploi.
L'occasion de rappeler l'intérêt de la fusion de cette institution avec l'ANPE. « C'est très important que les compétences de vos deux organismes soient réunies. Il faut en finir avec les entretiens redondants, avec la course d'obstacles à laquelle on associe la recherche d'emploi. » En quittant l'Assedic, Nicolas Sarkozy est happé par la presse nationale sur le service minimum d'accueil dans les écoles en grève, puis par les sages-femmes de l'hôpital de Melun (lire encadré). Il file ensuite à l'ANPE où un agent évoque le cas d'un plaquiste qui a refusé 67 offres d'emploi depuis un an." Lire la suite : Sarkozy à la rencontre des chômeurs - Le Parisien A lire sur le sujet SCENES DE RENCONTRES PREPAREES- DICTATURE NOUS Y VOILA par Plume de cib'
|
| Voir les commentaires (0) | Ajouter un commentaire |
|
|
Le 27 février 2008 une Lettre a été adressée par Graeme Allwright et Sylvie Dien à celui qui s'est glissé machiavéliquement dans l'habit de président (tjrs impossible de prononcer et d'écrire son nom), avec joint écrit par Greame le nouveau texte de la Marseillaise
"Le jour où les politiques décideront de changer les paroles de la Marseillaise ce sera un grand jour pour la France"
Graeme Allwright octobre 2005
La Marseillaise
Paroles: Graeme Allwright, Sylvie Dien 2005
Pour tous les enfants de la terre
Chantons amour et liberté.
Contre toutes les haines et les guerres
L'étendard d'espoir est levé
L'étendard de justice et de paix
Rassemblons nos forces, notre courage
Pour vaincre la misère et la peur
Que règnent au fond de nos coeurs
L'amitié la joie et le partage
{Refrain:}
La flamme qui nous éclaire
Traverse les frontières
Partons, partons, amis, solidaires
Marchons vers la lumière